La posture de l'animateur

L'animateur est souvent une personnalité "rare", très présente qui peut rendre le projet totalement "dépendant" d'elle et passer insconsciemment du rôle de créateur à celui de fossoyeur...

Etre animateur de projet collectif c'est d'abord faire un travail introspectif ;-)

et identifier ses besoins de reconnaissance et de ses peurs

Les risques
  • tirer la couverture à soi
  • caractère autoritaire
  • vouloir imposer
  • penser intérêt individuel
  • se rendre indispensable
  • absence de confiance
  • esprit de compétition
  • ne pas s'écouter
  • pas de droit à l'erreur
  • écouter sans entendre
Des pistes
  • passer d'une logique d'intention à une posture d'attention
  • entre partage sincère et écoute apprenante
  • être dictateur bienveillant sans être créateur fossoyeur
  • clarifier son rapport au pouvoir
  • aller vers un ego mesuré et travaillé
  • être directif ET bienveillant
  • ne pas faire de ce qui se passe une affaire personnelle
  • croire un peu en l'Homme : L'humain est éducable :-)
  • cultiver ses lieux d'optimisme (et savoir le rester) => le recueil de citations qui font du bien :-)

et envisager son rapport à l'autre et sur ce qu'il peut apporter

Être capable d’écouter
Être capable d’attention plutôt que d’intention afin de se laisser envahir par les propositions des autres, par d’autres points de vue qui nous feront sortir de l’aveuglement étriqué de nos certitudes, donc apprendre à se taire, apprendre à travailler, organiser, reformuler les idées de celui qui nous est étranger.
Accepter que son regard constitue une part aussi pertinente que la nôtre d’un tout que nous ne pouvons voir seul.
Apprendre à cartographier simplement les idées qui nous entourent.
Être capable de faire des propositions ambiguës
Si coopérer c’est oeuvrer collectivement pour parvenir à des fins communes ou acceptables par tous, il faut se garder de faire des propositions tellement bien ficelées qu’elles vont instantanément enfermer vos complices dans le sentiment que l’on tient LA bonne solution. Il est fréquent de voir le premier beau parleur proposer un cadre organisationnel qui servira ensuite de réceptacle aux idées suivantes de ses collègues. Travailler des propositions sujettes à interprétations, pas forcément totalement formulées, permettra de laisser de la place aux idées des autres, à proposer de multiples organisations, à jouer avec les idées avant de choisir, ensemble.
Être capable de vivre avec une organisation bancale
L’organisation d’un groupe, d’un chantier n’est qu’un outil au service d’un projet. Si celui-ci est coopératif, il sera co-élaboré et donc ne pourra, dès le début, être parfaitement organisé. La part de bazar est donc normale… Pour aller plus loin, on peut estimer, en regardant le fonctionnement des systèmes vivants, qu’une part de bazar est même nécessaire à la vie du système. ⅔ de bazar pour ⅓ d’ordre semble être le ratio pertinent au sein des systèmes coopératifs. Mettre trop d’ordre risque de faire un joli système… mais mort, ou encore pire, un système au sein duquel les humains sont quasi morts.
C’est peut-être sur ce dernier point que nous avons à faire le plus gros effort de renoncement.

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